

L’Amaru est une créature mythologique inca, représentée comme un grand serpent ou dragon sacré avec une tête d'aigle et une tête de puma. Symbole de sagesse, de fertilité et de transformation, il occupe une place centrale dans les croyances andines et a donné son nom à des figures historiques comme Túpac Amaru, dernier empereur inca exécuté par les Espagnols en 1572 .
Origines mythologiques
En langue quechua, Amaru signifie « serpent » ou « dragon »Dans la mythologie inca, l’Amaru est un serpent sacré associé à la fertilité, au cycle de la vie et de la mortl est considéré comme le gardien de la terre et de l’eau, protecteur des cultures agricolesSymbole de sagesse, force et protection, il incarne aussi la renaissance et la transformationL’Amaru est parfois lié au dieu créateur Viracocha, représentant la puissance cosmique et l’ordre universel .
Dimension historique
Le nom Amaru a été porté par des figures majeures de l’histoire inca :
Túpac Amaru I (1545–1572), dernier empereur inca de Vilcabamba, exécuté par les EspagnolsTúpac Amaru II (José Gabriel Condorcanqui, 1738–1781), chef de la grande révolte indigène contre la domination coloniale espagnoleLe terme « Amaru » signifie aussi « serpent royal » en quechua, ce qui explique son usage comme symbole de résistance et de dignité .
Héritage et résonance
Le serpent Amaru reste un symbole identitaire puissant dans les Andes, représentant la lutte contre l’oppression et la mémoire des peuples autochtones.
Aujourd’hui, le nom Amaru est encore utilisé comme prénom ou nom de famille, porteur de cette charge symbolique et spirituelleDans la culture contemporaine, il incarne à la fois la mémoire mythologique et la résistance historique, unissant les dimensions spirituelles et politiques.En somme, l’Amaru est à la fois un mythe fondateur des Andes et un symbole historique de résistance. Il relie la cosmogonie inca (serpent sacré, fertilité, renaissance) à la mémoire des luttes indigènes contre la colonisation.