
Anouhet (ou Anoukis/Anqet) est une déesse égyptienne liée aux eaux du Nil, protectrice des cataractes et figure de fertilité et de purification. Elle incarne l’étreinte bienfaisante du fleuve et joue un rôle essentiel dans la triade d’Éléphantine aux côtés de Khnoum et Satis .
Origine et nom
Nom égyptien : Anqet (ou Anket, Anouket), signifiant « Celle qui enlace » ou « Celle qui embrasse »
Le nom grec Anoukis est une translittération plus tardive.
Son étymologie reflète son rôle : l’étreinte des eaux du Nil qui nourrissent et protègent.
Fonctions et rôle
Déesse des eaux et des cataractes du Nil : elle personnifie les rapides et les chutes d’eau, zones sacrées et redoutéesProtectrice des crues du Nil : elle canalise les eaux pour éviter les excès ou les manquesFertilité et agriculture : surnommée la « Nourrisseuse des champs », elle assure irrigation et prospérité .Protection des femmes : elle était invoquée pour la sécurité lors de l’accouchement .
Iconographie
Représentée comme une femme en robe moulante, parfois coiffée d’une couronne d’uraeus (cobra royal)Ses attributs incluent la gazelle dorcas, animal gracile associé à son énergie vitaleElle est souvent figurée avec des jarres d’eau, soulignant son rôle nourricier.
Culte et triade d’Éléphantine
Lieu de culte principal : Éléphantine, près d’Assouan, au sud de l’Égypte
Elle forme la triade d’Éléphantine avec :
Khnoum, dieu potier créateur des corps humains.
Satis, déesse de la crue du Nil (souvent considérée comme sa mère).
Ensemble, ils régulent le cycle vital du fleuve et donc la survie de l’Égypte.
Importance culturelle
Dès l’Ancien Empire, elle est vénérée comme fille du dieu Rê, protectrice du roi et garante de la crue
Au Nouvel Empire, son rôle s’élargit dans la triade, incarnant l’équilibre des eaux.
Elle illustre la relation sacrée entre le Nil et la vie, où l’eau est à la fois force destructrice et source de prospérité.En résumé : Anouhet/Anoukis est une déesse des eaux, gardienne des cataractes du Nil et symbole de fertilité, purification et protection. Sa figure incarne l’étreinte nourricière du fleuve, essentielle à la survie et à la spiritualité de l’Égypte antique.