
Le Bai Zé japonais, appelé Hakutaku , est une créature mythologique d’origine chinoise qui a été adoptée et transformée dans le folklore japonais. Il est considéré comme un esprit protecteur, porteur de sagesse et de chance.
Origines chinoises
Le Bai Zé apparaît dans la mythologie chinoise comme un être divin de connaissance, capable de reconnaître et de nommer tous les démons et esprits du mondeSelon la légende, il aurait rencontré l’empereur Jaune (Huangdi) et lui aurait transmis un catalogue des créatures surnaturelles, servant de guide pour protéger l’humanité .
Adaptation au Japon : le Hakutaku
Introduit au Japon via les échanges culturels et religieux (notamment le bouddhisme), le Bai Zé est devenu le Hakutaku
Dans le folklore japonais, le Hakutaku est vu comme un symbole de protection, de bonne santé et de prospérité.
Il est souvent représenté comme une créature blanche, parfois féline ou bovine, avec plusieurs cornes et parfois des yeux multiples, ce qui souligne sa capacité à percevoir les vérités cachées .
Représentations artistiques
Au Japon, des talismans et estampes du Hakutaku étaient utilisés pour éloigner les maladies et les mauvais esprits.
On le retrouve dans des illustrations d’époque Edo, notamment dans les recueils de Toriyama Sekien, où il est décrit comme un gardien contre les épidémies .Sa figure est associée à la chance et à la santé, ce qui en fait un esprit bénéfique, contrairement à d’autres créatures plus ambivalentes.
Symbolisme
Le Hakutaku incarne la sagesse universelle et la mémoire des mondes invisibles.
Dans la culture japonaise, il est devenu un protecteur domestique, invoqué pour préserver les foyers des calamités.
Sa présence est liée à l’idée que la connaissance des forces occultes permet de les neutraliser.En résumé, le Bai Zé japonais (Hakutaku) est une créature de sagesse et de protection, héritée de la Chine ancienne mais profondément intégrée dans l’imaginaire japonais, où il est devenu un symbole de santé et de bonheur.