

Ch’ang Tsai est une divinité chinoise associée à la colère, une figure secondaire du panthéon populaire et taoïste. On le retrouve dans certaines listes de dieux régionaux, mais il n’existe pas de mythologie développée autour de lui comme pour les grandes divinités célestes ou cosmiques .
Origine et rôle
Nom : Ch’ang Tsai (parfois transcrit Chang Tsai).
Attribut principal : dieu de la colère.
Fonction : incarne une force émotionnelle et destructrice, représentant l’aspect incontrôlable de la fureur humaine et divine.
Contexte : dans la religion populaire chinoise, de nombreuses divinités personnifient des sentiments ou des métiers (dieu des bouchers, dieu des maçons, dieu des chanteurs ambulants, etc.). Ch’ang Tsai appartient à cette catégorie de dieux spécialisés .
Place dans le panthéon
Contrairement à des figures majeures comme Fu Xi (créateur et inventeur de l’écriture) ou Lei Gong (dieu du tonnerre), Ch’ang Tsai n’a pas de mythes fondateurs détaillés.
Il est mentionné dans des catalogues de divinités locales compilés au fil des siècles, souvent dans le cadre du taoïsme populaire.
Sa fonction est probablement rituelle et symbolique : invoqué pour canaliser ou apaiser la colère, ou pour expliquer des phénomènes sociaux et émotionnels.
Interprétation symbolique
Dans la pensée chinoise, les émotions sont liées aux cinq éléments et aux déséquilibres du Qi. La colère est traditionnellement associée au bois et au foie dans la médecine et la cosmologie.
Ch’ang Tsai peut donc être vu comme une personnification de ce déséquilibre, une divinité qui rappelle la nécessité de maîtriser la fureur pour préserver l’harmonie.
Sa présence dans les listes de dieux illustre la richesse du panthéon chinois, où même les émotions humaines deviennent des forces divinisées.
En résumé
Ch’ang Tsai n’est pas une figure centrale de la mythologie chinoise, mais un dieu mineur représentant la colère. Sa rôle est surtout symbolique et rituel, témoignant de la tendance chinoise à diviniser les aspects de la vie quotidienne et les émotions. Il s’inscrit dans une vaste constellation de divinités locales qui reflètent la diversité des croyances populaires.