

Ch’ih Sung Tzu est une divinité chinoise associée à la pluie, considérée comme un seigneur de la pluie dans le panthéon traditionnel. Son rôle est d’assurer l’équilibre des précipitations, essentiel pour l’agriculture et la prospérité des communautés .
Origine et fonction
Nom et titre : Ch’ih Sung Tzu , littéralement « Maître des Pins Rouges ») est mentionné dans les listes de divinités taoïstes comme seigneur de la pluie.
Attribution principale : Il est invoqué pour faire tomber la pluie, réguler les saisons et protéger les récoltes.
Importance agricole : Dans la Chine ancienne, la pluie était vitale pour les moissons. Les divinités liées aux éléments naturels (pluie, vent, soleil) occupaient une place centrale dans les rituels.
Contexte mythologique
Dans la bureaucratie céleste chinoise, chaque phénomène naturel avait son dieu ou son seigneur. Ch’ih Sung Tzu s’inscrit dans ce système où la pluie est gouvernée par une entité spécifique
Il est parfois associé aux pratiques taoïstes de maîtrise des éléments, où les prêtres invoquaient les dieux de la pluie pour mettre fin à une sécheresse ou éviter des inondations.
Comme beaucoup de divinités chinoises, son culte pouvait varier selon les régions : certains le voyaient comme un esprit bienveillant, d’autres comme une puissance à craindre si elle n’était pas honorée.
Symbolisme
Rouge et pins : Le nom « Maître des Pins Rouges » évoque la longévité (les pins étant symbole d’immortalité) et la couleur rouge, associée à la vitalité et au pouvoir.
Pluie : Symbole de fertilité, de purification et de lien entre ciel et terre.
Équilibre cosmique : En régulant la pluie, Ch’ih Sung Tzu incarne l’harmonie entre les forces naturelles et humaines.
Héritage
Bien qu’il ne soit pas aussi populaire que des figures majeures comme le dieu de la richesse (Caishen) ou le dieu de la guerre (Guan Di), Ch’ih Sung Tzu illustre la richesse du panthéon chinois, où chaque aspect de la vie et de la nature avait son gardien.
Son culte témoigne de la relation intime entre mythologie et agriculture dans la Chine ancienne.