
Chloris est une figure de la mythologie grecque associée aux fleurs, au printemps et à la renaissance de la nature. Elle est souvent assimilée à la déesse romaine Flora et incarne la fraîcheur verdoyante, la beauté et la fertilité.
Origines et étymologie
Le nom Chloris vient du grec ancien (khlorós), qui signifie « vert tendre » ou « pâle verdâtre », racine du mot chlorophylleElle est parfois identifiée comme une nymphe des îles Fortunées (Canaries), liée aux fleurs et aux jardins .
Union avec Zéphyr
Selon Ovide, le dieu du vent Zéphyr tomba amoureux de Chloris, l’enleva et en fit son épouse
Leur mariage symbolise l’arrivée du printemps : Zéphyr apporte le souffle doux du renouveau, et Chloris fait éclore les fleurs.
Ensemble, ils eurent un fils nommé Carpos, personnification des fruits .
Rôle et culte
Chloris est la déesse des fleurs et des jardins, parfois considérée comme une personnification du printempsChez les Romains, elle est assimilée à Flora, dont le culte fut introduit par les Sabins et célébré lors des Floralia, fêtes dédiées à la fertilité et à la floraison .
Autres traditions
Dans certaines versions, Chloris est aussi liée à la famille de Niobé : survivante du massacre perpétré par Apollon et Artémis, elle aurait pris le nom de Chloris à cause de la pâleur née de la terreurElle est parfois mentionnée comme épouse de Nélée, mère de Nestor, héros de la guerre de Troie .
Représentations
Chloris apparaît dans l’art comme une jeune femme entourée de fleurs, symbole de la nature renaissante. L’une des représentations les plus célèbres est dans Le Printemps de Botticelli (1478–1482), où elle est transformée en Flora après avoir été saisie par Zéphyr .En résumé, Chloris est une figure poétique qui incarne la transition entre l’hiver et le printemps, la jeunesse éternelle et la fertilité de la nature. Son histoire illustre le lien entre le souffle du vent et l’éclosion des fleurs, une métaphore de la vie qui renaît.