

Ényo est une déesse grecque de la guerre et des batailles, souvent associée à Arès. Elle incarne la destruction des cités, le carnage et le tumulte des combats, et fut assimilée plus tard à la déesse romaine Bellone .
Origines et famille
Dans la tradition grecque, Ényo est une divinité guerrière.
Ses ascendants ne sont pas clairement définis, mais plusieurs traditions la présentent comme fille, sœur ou épouse d’Arès, ce qui en ferait une fille de Zeus et HéraElle est parfois considérée comme la mère du dieu Enyalios, une figure guerrière proche d’ArèsQuintus de Smyrne la décrit comme la sœur de Polémos, le démon de la guerre .
Rôle et attributs
Fonction principale : déesse des batailles et de la guerre.
Elle est surnommée « destructrice de villes » , une épithète qu’elle partage avec ArèsCompagne d’Arès sur les champs de bataille, elle mène le tumulte du combat et accroît la férocité des guerriersElle est proche de Éris (Discorde) et parfois assimilée aux Érinyes, en raison de sa cruautéReprésentation : femme armée, parfois avec une torche à la main, symbole de pillage et de destruction .
Dans les mythes
Homère (Iliade) mentionne Ényo à deux reprises :
Aux côtés d’Athéna comme déesse guerrière, en contraste avec Aphrodite jugée faibleMarchant avec Arès à la tête des Troyens, tenant Kudoimos (le Tumulte), elle incarne le chaos du combat . Elle est décrite comme prenant plaisir aux désastres, carnages et râles des blessés, ce qui souligne son aspect terrifiant .
Syncrétisme
Dans la mythologie romaine, Ényo est assimilée à Bellone, la déesse italique de la guerre .Cette identification montre la continuité des représentations de la guerre comme une force féminine destructrice et exaltée.
Interprétation symbolique
Ényo personnifie la face sombre et inexorable de la guerre : non pas la stratégie ou l’honneur, mais la violence brute, le sang et la ruine des cités. Elle est l’ombre d’Arès, son double féminin, et incarne la fascination grecque pour le chaos qui accompagne toute bataille.