

Épona est une déesse celte gauloise, protectrice des chevaux, des cavaliers et des voyageurs, dont le culte s’est diffusé en Gaule puis adopté par Rome. Elle incarne à la fois la fertilité, la prospérité et la fonction psychopompe (guide des âmes vers l’au-delà) .
Origines et étymologie
Le nom Épona vient de la racine celtique epo- (« cheval ») associé au suffixe -na, ce qui signifie littéralement « déesse des chevaux » . Son culte est attesté dès l’Antiquité en Gaule, particulièrement dans les régions celtiques, avant d’être intégré au panthéon romain .
Fonctions et symboles
Protectrice des chevaux et cavaliers : elle veille sur les animaux de monte, les charretiers et les voyageurs .Déesse de fertilité et d’abondance : souvent représentée avec une corne d’abondance ou une corbeille de fruits, symboles de prospérité .Rôle psychopompe : elle guide les âmes des défunts, reliant le monde des vivants et celui des morts .
Ses représentations iconographiques la montrent :
assise en amazone ou à califourchon sur une jument,
parfois une jument allaitant son poulain, ce qui en fait une divinité nourricière .
Diffusion et culte
Le culte d’Épona s’est répandu grâce aux expéditions militaires gauloises et à l’importance du cheval dans l’aristocratie guerrière .Fait exceptionnel : les Romains adoptèrent cette déesse gauloise et l’intégrèrent à leur calendrier religieux, avec une fête célébrée le 18 décembre .Des inscriptions et monuments dédiés à Épona ont été retrouvés dans toute la Gaule, mais aussi à Rome et dans d’autres provinces de l’Empire .
Rôle symbolique
Épona incarne la force vitale et la fertilité, mais aussi la protection dans le voyage et la guerre. Elle est une figure de transition : entre l’homme et l’animal, entre la vie et la mort, entre le monde celte et le monde romain. Sa popularité témoigne de l’importance du cheval dans la culture gauloise et de la capacité des divinités locales à s’intégrer dans le vaste univers religieux romain