

Flins est une divinité mystérieuse de la mythologie slave, généralement considérée comme le dieu de la mort chez les Wendes. Son culte est mal attesté, mais il reste entouré de symboles puissants : lion, crâne, pierre, et parfois une torche évoquant la résurrection .
Origines et mentions historiques
Première mention : Flins apparaît dans le Cronecken der Sassen (1492), écrit par l’Allemand Konrad Bothe .Sources savantes : Il est repris au XIXe siècle par B. S. Ingeman dans ses travaux sur la mythologie nord-slave et vendique .Localisation : Une grande pierre près de Szprotawa (Pologne) est appelée Flins. Certains chercheurs pensent qu’elle pourrait avoir été liée à un culte, mais cela reste hypothétique .
Fonction et symboles
Dieu de la mort : Flins est associé à la fin de la vie et au passage vers l’au-delà.
Attributs principaux :
Lion : souvent représenté sur son épaule gauche, symbole de force et de vigilance Crâne : rappel de la mortalité humaine Pierre : il est parfois figuré sur une grande pierre de silex, ce qui renforce son lien avec la permanence et la mémoireTorche noire : certains récits évoquent un bâton brûlé, interprété comme une torche, signe de résurrection et de cycle éternel .
Apparence
Flins est décrit comme une figure virile et barbue, parfois très mince, au point d’être pris pour un squelette.
Cette apparence cadavérique a renforcé son rôle de dieu de la mort chez les Slaves .
Interprétations et débats
Authenticité contestée : Certains chercheurs pensent que Flins pourrait être une invention tardive ou une mauvaise interprétation d’images médiévales.
Symbole régional : Qu’il ait été un dieu réellement vénéré ou une figure légendaire, Flins est devenu un élément du patrimoine culturel en Basse-Silésie et en Lusace Musée de Szprotawa : Le Muzeum Ziemi Szprotawskiej mène des recherches sur la pierre et la figure de Flins, témoignant de l’intérêt local pour cette divinité .En résumé
Flins est une figure énigmatique et marginale du panthéon slave : dieu de la mort, lié à la pierre, au lion et au crâne. Son culte reste incertain, mais il incarne la mémoire des traditions païennes et la fascination pour les divinités des frontières celles qui marquent le passage entre vie et mort, oubli et souvenir.