

Hygie (ou Hygieia) est la déesse grecque de la santé, de la propreté et de l’hygiène, fille du dieu médecin Asclépios. Son culte, centré sur la prévention des maladies, s’est répandu en Grèce puis dans le monde romain, où elle fut assimilée à Salus.Nom grec ancien : γιεία (Hugieía), signifiant « santé »Parents : Asclépios (dieu de la médecine) et Épione (protectrice contre la douleur)Fratrie : Panacée (remèdes universels), Acéso (guérison), Iaso (convalescence), Méditrine (médecine), Églé (bonne santéÉquivalents romains : Salus et Valetudo .
Rôle et culte
Fonction principale : Déesse de la santé, de la propreté et de l’hygiène, protectrice du bien-être physique et mental . Particularité : Elle incarne la médecine préventive, contrairement à son père Asclépios qui soigne les maladies .
Symboles : La coupe d’Hygie avec un serpent buvant, devenue l’un des emblèmes universels de la pharmacie .Temples : Épidaure, Corinthe, Cos et Pergame, souvent associés aux sanctuaires d’Asclépios .Culte : Très invoquée lors des épidémies, notamment pour prévenir la peste et maintenir la santé publique .
Importance historique
Le mot « hygiène » dérive directement de son nomElle fut honorée dès le Ve siècle av. J.-C. à Athènes, où son culte se développa parallèlement à celui d’Asclépios .Sa popularité s’étendit dans le monde romain, où elle devint une figure essentielle de la santé publiqueElle est représentée comme une jeune femme sereine, tenant une coupe ou nourrissant un serpent, symbole de régénération et de guérison .
Lecture symbolique
Hygie incarne l’idée que la santé ne se limite pas à guérir, mais à préserver. Elle relie la médecine à des pratiques quotidiennes : propreté, alimentation équilibrée, exercice physique et bains publics .Dans une perspective poétique, elle est la gardienne invisible de l’équilibre vital, une figure qui rappelle que la prévention est aussi sacrée que la guérison.