

Koliada est une figure mythologique slave associée au solstice d’hiver, incarnant le cycle du temps, la renaissance et le retour de la lumière. Elle est célébrée à travers des chants rituels et des festivités communautaires qui marquent la transition de l’obscurité vers la promesse d’une nouvelle vie .
Origines et symbolisme
Koliada est liée au solstice d’hiver (24 décembre), moment où les anciens Slaves célébraient le retour du soleil et la victoire de la lumière sur les ténèbres .Elle incarne la renaissance et le renouveau, représentant la nature cyclique du temps et le destin humain . Son culte est profondément enraciné dans la connexion entre l’homme et le monde naturel, où chaque saison reflète un passage spirituel.
Les rituels de Koliada
Les célébrations prenaient la forme de koliadki, des chansons rituelles chantées par des jeunes déguisés en animaux allant de maison en maison
Ces chants étaient considérés comme des incantations magiques, apportant prospérité et bien-être aux familles.
Les chanteurs, appelés koliadniks, recevaient des cadeaux (pain, miel, vin, pommes, œufs, pains d’épice en forme d’animaux). Les généreux étaient bénis de fortune, tandis que les avares étaient menacés de ruine .
Interprétation culturelle
Koliada n’est pas seulement une divinité : elle est aussi une fête vivante, un moment de joie communautaire et de renforcement des liens sociaux.
Elle symbolise la transition de l’ancien vers le nouveau, un passage rituel qui rappelle que chaque fin porte en elle une renaissance.
Dans certaines traditions, le mot Koliada désigne directement les cadeaux rituels ou la nourriture sacrée offerte pendant la fête.
En résumé
Koliada est une figure de transition et de lumière, célébrée par les Slaves comme une promesse de renouveau au cœur de l’hiver. Ses chants et ses rituels ont traversé les siècles, devenant à la fois une divinité, une fête et un symbole culturel.