

Morana est la déesse slave de la mort et de l’hiver, incarnation des forces implacables de la nature et du cycle de la vie et de la mort. Elle n’est pas seulement une figure de terreur : elle symbolise aussi la transformation et le renouveau qui suivent la fin de l’hiver .
Origines et noms
Morana est connue sous plusieurs variantes : Marzanna, Morena, Mara, Marena.
Elle appartient au panthéon païen slave et est associée à la mort, l’hiver, le froid, les maladies et la sorcellerieSes équivalents dans d’autres traditions incluent Morta chez les Romains ou Atropos chez les Grecs .
Symbolisme
Hiver et mort : Morana personnifie la rigueur de l’hiver, la stérilité des champs et l’arrêt du cycle fertile.
Transformation : sa disparition au printemps symbolise la renaissance de la nature, souvent associée à des divinités comme Vesna ou LadaDualité : elle incarne la peur de la fin, mais aussi la nécessité de ce passage pour permettre le retour de la vie .
Rituels et traditions
Dans de nombreux pays slaves (Pologne, République tchèque, Slovaquie, Ukraine), on célèbre encore le bûcher de Morana :
Une effigie de paille représentant la déesse est brûlée ou noyée pour marquer la fin de l’hiver.
Ce rituel est à la fois un exorcisme des forces de mort et une invocation du printemps .
Interprétation culturelle
Morana n’est pas une force du mal mais une force de la nature, nécessaire et inévitable.
Elle rappelle aux communautés anciennes la fragilité de la vie et l’importance d’honorer les cycles saisonniers .Dans l’imaginaire moderne, elle reste une figure mystérieuse et poétique, associée aux thèmes de la nuit, du sommeil et de la transition.