
Onouris (aussi appelé Anhour ou Onuris) est un dieu égyptien de la guerre et du retour de l’équilibre, vénéré dès la XIe dynastie. Son nom signifie « Celui qui ramène du lointain », en référence à son rôle mythologique de restaurateur de l’ordre cosmique.
Origines et culte
Nom et étymologie : Onouris (ou Anhour, Han-Her, Inhert) signifie « Celui qui ramène du lointain »Région de culte : principalement vénéré à This en Haute-Égypte, où il était associé à la déesse lionne Mehyt .Période : son culte apparaît à partir de la XIe dynastie (vers 2100 av. J.-C.)Origine étrangère : considéré comme un dieu « venu d’ailleurs », intégré au panthéon égyptien .
Rôle et fonctions
Dieu de la guerre : Onouris est représenté comme un guerrier puissant, armé d’une lance et parfois vêtu d’une armure .Protecteur de l’ordre : il incarne la lutte contre le chaos et le désordre, garantissant la stabilité cosmique et sociale .Lien avec Shou : il est parfois identifié au dieu Shou, personnification de l’air et de l’équilibre Justice et victoire : au-delà de la guerre, il est aussi un protecteur céleste, porteur de justice et de victoire .
Iconographie
Apparence : souvent représenté comme un homme barbu portant un long pagne et deux hautes plumes sur la têteAspect animal : certains récits le montrent avec une tête de lion, symbole de force et de pouvoirArmes : il tient généralement une lance, rappelant son rôle martial .
Mythes associés
La déesse lointaine : Onouris est célèbre pour avoir ramené de Nubie la déesse Hathor-Tefnout, envoyée par Rê pour détruire l’humanité avant que le dieu ne change d’avisUnion avec Mehyt : ce retour est lié à son association avec la déesse lionne Mehyt, qui incarne la puissance féminine et la complémentarité divine .Fonction symbolique : ce mythe illustre son rôle de restaurateur de l’équilibre, ramenant ce qui s’était éloigné du monde ordonnéInterprétation poétique
Onouris est une figure de médiation et de retour : il incarne le guerrier qui ne se contente pas de combattre, mais qui ramène la déesse perdue, rétablissant l’harmonie entre les dieux et les hommes. Son image de guerrier céleste, coiffé de hautes plumes, évoque la force disciplinée qui protège l’ordre universel. Dans une lecture symbolique, il est le gardien des frontières, celui qui franchit l’éloignement pour ramener la lumière et la justice.