

Péréplut est une divinité très obscure de la mythologie slave, mentionnée dans une seule chronique médiévale. Elle est associée aux rituels de prospérité et aux offrandes de bière, mais son rôle exact reste incertain et débattu par les chercheurs .
Contexte général
La mythologie slave est fragmentaire : la plupart des noms de divinités nous viennent de chroniques chrétiennes qui cherchaient à discréditer le paganisme. Beaucoup de figures sont mal connues, parfois déformées ou diabolisées. Péréplut appartient à cette catégorie de divinités énigmatiques, dont nous n’avons qu’une trace ténue.
Sources historiques
Chronique d’Ipatiev (Hypatian Codex, XIIIe siècle) : c’est la seule source qui mentionne Péréplut. Elle décrit un rituel où les Slaves faisaient des offrandes de bière à cette divinité.
Les chroniqueurs chrétiens interprétaient souvent ces cultes comme des « superstitions » ou des pratiques démoniaques, ce qui rend difficile de savoir si Péréplut était une déesse, un esprit, ou une personnification d’un phénomène naturel .
Fonctions et interprétations
Prospérité et abondance : le nom « Péréplut » pourrait être lié à l’idée de « plénitude » ou « abondance ».
Rituel de bière : elle est associée à des libations de bière, ce qui suggère un rôle dans les fêtes agricoles ou communautaires.
Divinité féminine : certains chercheurs la considèrent comme une déesse, peut-être liée à la fertilité ou à la prospérité des récoltes.
Esprit local ou démon : d’autres pensent qu’il s’agissait d’un esprit mineur, intégré dans le panthéon populaire mais sans statut de grande déesse.
Débats et incertitudes
Authenticité du nom : certains philologues pensent que « Péréplut » pourrait être une déformation ou une mauvaise transcription.
Rôle exact : contrairement à des figures centrales comme Perun (dieu du tonnerre) ou Mokosh (déesse de la terre et du filage), Péréplut n’a pas de mythes connus.
Survivance folklorique : il est possible que son culte ait été absorbé dans des fêtes populaires liées à la bière ou aux moissons.
Lecture symbolique
Même si elle est peu documentée, Péréplut incarne la mémoire des divinités locales et des rituels communautaires. Elle représente ces figures « mineures » qui rythmaient la vie quotidienne des villages slaves, souvent liées à la nourriture, aux boissons et aux célébrations. Sa trace fragile est un témoignage de la richesse et de la diversité du paganisme slave, dont une grande partie s’est perdue avec la christianisation.