

Rosmerta est une déesse gauloise de la fertilité et de l’abondance, souvent associée au dieu Mercure et représentée avec la corne d’abondance, symbole de prospérité.
Origines et étymologie
Rosmerta est une divinité celtique gauloise, dont le culte s’est développé en Gaule avant et pendant la période gallo-romaine . Son nom vient du gaulois : ro- (préfixe intensif, « grand ») et smert- (« pourvoyeur, prévoyant »). Elle est donc la « Grande Pourvoyeuse », celle qui assure les richesses et la subsistance .
Fonctions et symboles
Déesse de la fertilité et de l’abondance : elle incarne la terre féconde et la prospérité matérielleSes attributs principaux sont :
La corne d’abondance (cornucopia), remplie de fruits ou de richesses.
La patère (coupe rituelle) pour les libations.
La bourse ou le panier de fruits, symboles de dons et de prospérité .
Culte et représentations
Son culte est attesté par une trentaine d’inscriptions et statues retrouvées en Gaule et dans les régions rhénanesElle est souvent représentée aux côtés de Mercure, dieu du commerce et des échanges, formant un couple divin harmonieux. Mercure apporte la circulation des biens, Rosmerta leur abondance .Dans certaines représentations, elle apparaît seule, preuve qu’elle pouvait aussi jouir d’un culte indépendant .
Interprétations symboliques
Rosmerta incarne la providence et la générosité divine, garantissant la subsistance des communautés.
Elle peut être rapprochée de figures romaines comme Abundantia ou Proserpine, mais conserve une identité propre enracinée dans la spiritualité celtique .Son rôle de « Grande Pourvoyeuse » la place au cœur des préoccupations agricoles et sociales : assurer la nourriture, la richesse et la continuité de la vie .
Héritage
Rosmerta est un exemple de syncrétisme gallo-romain : une déesse celtique intégrée dans le panthéon romain, mais qui garde ses racines locales.
Elle témoigne de la manière dont les Gaulois ont su préserver leurs divinités tout en les adaptant à l’univers religieux romain.En résumé, Rosmerta est une figure féminine puissante, protectrice de la fertilité et de l’abondance, qui incarne la mémoire d’une Gaule où la prospérité matérielle était sacralisée.