

Le Tikbalang est une créature mythologique du folklore philippin, mi-homme mi-cheval, connue pour égarer les voyageurs dans les forêts et montagnes. Son histoire mêle croyances anciennes, superstitions locales et récits populaires transmis de génération en génération .
Origines et apparence
Le Tikbalang est décrit comme un être hybride : tête et parfois sabots de cheval, corps humanoïde musclé, avec des membres disproportionnés (ses genoux dépassent sa tête lorsqu’il est assis) .Sa crinière est longue et sombre, son corps couvert de poils clairsIl est souvent perçu comme un démon ou esprit des forêts, lié aux montagnes et aux zones reculées des Philippines .
Rôle dans le folklore
Farceur et espiègle : il aime égarer les voyageurs, les faire tourner en rond jusqu’à les rendre fous .Dans certaines légendes, il peut se transformer en humain ou devenir invisibleOn dit qu’il effraie plus qu’il ne tue : il cherche à faire fuir les hommes plutôt qu’à les attaquer .
Superstitions et croyances
Pour se libérer de son emprise, il suffit de retourner sa chemise à l’envers.
Une autre croyance raconte que si l’on parvient à lui passer une bride autour du cou et à lui arracher trois poils d’or, le Tikbalang devient le serviteur fidèle de celui qui l’a dompté .Il est parfois vu comme un gardien des forêts anciennes, protégeant la nature contre les intrus .
Symbolisme
Le Tikbalang incarne les mystères et dangers de la jungle philippine :
Il représente la peur de se perdre dans la nature sauvage.
Il est aussi une figure de transition entre l’humain et l’animal, rappelant les centaures occidentaux mais avec une tonalité plus sombre et espiègle.
Dans la culture populaire moderne, il reste un symbole fort du folklore philippin, apparaissant dans récits, arts visuels et même jeux vidéo.En résumé, le Tikbalang est à la fois gardien, farceur et démon-cheval, une créature qui reflète la relation ambivalente des anciens Philippins avec la forêt : source de vie mais aussi lieu de perdition et de mystère.