vampire

 vampire

 

 Le vampire est sans doute la créature mythologique la plus emblématique de la culture moderne, mais son histoire est loin de se limiter au comte Dracula. Sa figure a évolué de manière spectaculaire, passant d'un cadavre putréfié de la superstition paysanne à l'aristocrate séducteur du XIXe siècle, puis au héros romantique de la pop culture.

 

Les racines du folklore : le vampire paysan et la peste

 Les premières légendes de vampires proviennent du folklore slave et d'Europe de l'Est (notamment de Roumanie, de Serbie et de Bulgarie) aux XVIIe et XVIIIe siècles. L'idée d'un mort qui se relève pour se nourrir des vivants était un moyen d'expliquer les épidémies, les maladies et la décomposition des corps.

 

À l'époque, le vampire n'était pas un personnage élégant. C'était un cadavre gonflé, au teint rougi ou bleui, qui sortait de sa tombe pour s'attaquer à sa famille et à son village. Il était souvent le corps d'une personne qui avait eu une mort impie (suicide, sorcellerie) ou dont le corps n'avait pas été correctement enterré. Les villageois cherchaient des signes de vampirisme lors d'exhumations, comme la présence de sang sur les lèvres du défunt, et utilisaient des méthodes pour le neutraliser : lui couper la tête, lui planter un pieu dans le cœur, ou incinérer le corps.

 

La naissance du vampire aristocrate : le XVIIIe et le XIXe siècle

 Au XVIIIe siècle, une véritable "panique vampirique" a balayé l'Europe de l'Est, conduisant à des enquêtes officielles et à des publications universitaires. C'est le début de l'ère où le vampire passe du folklore à la littérature.

 

Le vampire moderne : du monstre au héros

 Au XXe et XXIe siècles, le vampire a continué d'évoluer, notamment grâce au cinéma.

Aujourd'hui, le vampire continue de hanter l'imaginaire collectif, passant du statut de créature répugnante et maudite à celui de héros complexe et glamour.

  

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