
La Velue est une créature légendaire du folklore français, dont l'histoire, bien que peu connue en dehors de sa région d'origine, est un exemple fascinant de mythe local. Elle est indissociable de la Brie, et plus particulièrement des alentours de la rivière La Voulzie.
L'histoire de la Velue remonte à des temps immémoriaux. Selon la légende, elle aurait été l'une des seules créatures à avoir survécu au déluge biblique, en se réfugiant dans une caverne au bord de la Voulzie.
Son nom, qui signifie "la velue" ou "la poilue", est la description la plus simple de la bête.
Son apparence est celle d'un monstre chimérique :
La Velue semait la terreur dans la région. Elle était un prédateur féroce, attaquant les voyageurs imprudents qui s'approchaient de la rivière et dévorant le bétail et les troupeaux. Les villageois avaient tenté de la tuer à plusieurs reprises, mais son corps était invulnérable aux flèches, aux épées et aux lances, à cause de son épaisse fourrure et de ses piquants.
Comme dans de nombreux mythes de monstres, la Velue a finalement été vaincue par un héros local. La légende raconte qu'un jeune pâtre (berger) a découvert le seul point faible de la bête : une petite parcelle de peau sur son ventre ou au bout de sa queue qui n'était pas recouverte de poils ou de piquants.
Le berger, armé d'une seule lance, a attendu le bon moment pour l'attaquer. D'un coup précis, il a transpercé la bête à son point faible, mettant fin au règne de terreur de la Velue.
Le mythe de la Velue est un récit fondateur de la culture locale et possède un symbolisme clair :
Un mythe local : L'histoire de la Velue n'a jamais voyagé au-delà des frontières de la Brie. C'est ce qui fait sa particularité et son charme. Elle appartient exclusivement à l'imaginaire d'une région, qui la célèbre encore aujourd'hui.
Bien que la Velue ne soit pas aussi célèbre que les dragons ou les loups-garous, elle est un exemple parfait de la manière dont les mythes locaux peuvent forger une identité culturelle et être transmis de génération en génération.