

Yama est le dieu hindou de la mort et juge des âmes. Il est considéré comme le premier mortel à avoir expérimenté la mort, devenant ainsi le souverain du royaume des morts et garant de la justice éternelle .
Origines et identité
Monture et attributs : Il chevauche un buffle noir et porte un nœud coulant (pasha), un bâton (danda) et parfois une hache ou un poignard
Nom et titres : Yama est aussi appelé Mrityu (la Mort), Kala (le Temps), Antaka (le Finisseur) ou Dharmaraja (Roi de la Justice)Famille : Fils du dieu solaire Vivasvat et de Saranyu, il est le frère de Manu (l’ancêtre de l’humanité) et le jumeau de Yami (identifiée plus tard à la rivière Yamuna) .
Rôle dans la mythologie
Premier mortel : Dans le Rig-Veda, Yama est décrit comme le premier homme à mourir, ouvrant ainsi la voie vers l’au-delà pour les autres humainsJuge des âmes : Il préside le tribunal des morts, où il évalue les actions des individus et détermine leur destinée posthume. Les âmes vertueuses rejoignent les ancêtres dans un paradis, tandis que les fautives subissent des châtiments .Gardien du Dharma : En tant que Dharmaraja, il incarne la justice cosmique et veille à l’équilibre moral de l’universInfluence et diffusion
Dans l’hindouisme : Yama est une figure centrale des Védas et des épopées comme le Mahabharata.
Dans le bouddhisme : Il devient un dharmapala (protecteur du Dharma), gardien des enfers et juge des mortsDans d’autres cultures : Son image s’est diffusée en Asie : en Chine sous le nom de Yanluo Wang, en Thaïlande comme Phaya Yam, et au Tibet sous le titre de Chos-rgyalSymbolisme
Mort et renaissance : Yama incarne le cycle inévitable de la vie et de la mort.
Justice et équité : Il est le garant que chaque action humaine reçoit sa juste conséquence.
Transition spirituelle : Il guide les âmes dans leur passage vers l’au-delà, représentant la frontière entre le monde des vivants et celui des mortsEn résumé, Yama est à la fois le premier mortel, le roi des morts et le juge suprême des âmes. Sa figure illustre la conception hindoue de la mort non comme une fin absolue, mais comme une étape dans le cycle cosmique de la réincarnation et du Dharma.