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Yarilo est le dieu slave du printemps, de la fertilité et de l’amour charnel, symbole du renouveau de la vie après l’hiver.
Origines et étymologie
Le nom Yarilo (Jarilo, Jaryla, Yarylo, Yarovit) vient du proto-slave jarъ, qui signifie à la fois « printemps », « force vitale », mais aussi « rage » et « feu », exprimant l’énergie sauvage et ardente du renouveau .Il est souvent associé au soleil printanier, à la jeunesse et à la passion .
Naissance et mythes fondateurs
Selon une tradition, Yarilo est fils du dieu Péroun, né lors de la fête de Velja Noc (fin février, célébration du Nouvel An slave).
Mais cette nuit-là, il fut emmené par Vélès dans le monde des morts, un royaume verdoyant au-delà de la mer, où il grandit en gardant les troupeaux
Son retour au monde des vivants marque l’arrivée du printemps et de la fertilité.
Iconographie et représentations
Yarilo est décrit comme un jeune homme d’une grande beauté, chevauchant un cheval blanc, couronné de fleurs, pieds nus.
Dans sa main gauche, il tient des épis de seigle, symbole des récoltes à venir
Une autre version le présente comme fils de Vélès et de Dodola, né d’une métamorphose magique de Vélès en muguet .Ces variantes montrent la richesse et la fluidité des mythes slaves.Là où il passe, la terre devient fertile, les animaux et les esprits de la nature lui obéissent.
Culte et célébrations
Les Slaves célébraient Yarilo au printemps, notamment le 4 juin, jour qui lui était consacré
Les offrandes comprenaient viande, graines, pain rituel, lait, bière et fleurs, pour assurer de bonnes récoltes.
Les fêtes de Yarilo étaient marquées par des danses, chants et rites de fertilité, reflétant la joie du renouveau et l’union des forces vitales .
Symbolisme et dualité
Yarilo incarne la dualité de la vie : il est à la fois nourricier (fertilité, amour, abondance) et chaotique (passion, force incontrôlée).
Son cycle mythologique mort, séjour dans l’au-delà, retour au printemps — reflète le rythme des saisons et la croyance slave en la renaissance perpétuelle .
Héritage
Yarilo est l’un des dieux les plus poétiques du panthéon slave, représentant la jeunesse, la vitalité et l’amour charnel.
Son culte a profondément marqué les traditions agraires et festives d’Europe de l’Est, et il reste aujourd’hui un symbole de la force cyclique de la nature et de la passion humaine.