

Zaria est une déesse de la mythologie slave associée à la beauté et à l’aurore. Elle incarne la lumière du matin et la grâce féminine, mais il ne faut pas la confondre avec les Zorya, divinités protectrices liées aux étoiles et aux aurores .
Origines et rôle
Zaria (ou Zarénitsa) est décrite comme la déesse de la beauté et de l’aurore dans la tradition slave .Elle est parfois appelée « déesse du matin », sœur de divinités représentant d’autres moments du jour :
Koupalnitsa (la nuit d’été),
Poloudnitsa (le midi),
Vetchorka (le soir)Son nom est lié au mot slave Zarya (заря), qui signifie « aurore » ou « lueur du matin ».
Symbolisme
Beauté et jeunesse : Zaria incarne l’éclat de la jeunesse et la fraîcheur du jour naissant.
Renouveau et cycle du temps : comme l’aurore, elle symbolise le recommencement, la promesse d’un nouveau jour.
Féminité lumineuse : elle représente une facette du divin féminin dans la mythologie slave, où les déesses sont souvent liées aux rythmes naturels et aux forces protectrices .
Distinction avec les Zorya
Les Zorya sont un groupe de déesses (souvent deux ou trois) qui gardent les portes du ciel et veillent sur le cosmos.
Zaria est une figure distincte, centrée sur la beauté et l’aurore, et non sur la garde céleste .
Interprétation poétique
On peut voir Zaria comme une métaphore de la lumière intérieure : elle n’est pas seulement l’aurore extérieure, mais aussi la beauté qui illumine le monde. Dans les villages slaves, l’aurore était un moment sacré, associé aux chants et aux prières, et Zaria personnifiait cette transition entre la nuit et le jour.
Limites et incertitudes
Les sources sur Zaria sont rares et fragmentaires : elle apparaît surtout dans des recueils anciens (Louis Léger, La Mythologie slave, 1901) et dans des compilations modernesIl est possible que son culte ait été local ou secondaire, éclipsé par des figures plus connues comme Mokosh (déesse de la terre et des femmes) ou les Zorya.